Comment faire un test de paternité

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Vous venez d’apprendre que vous la personne que vous avez fréquenté est enceinte et que vous êtes potentiellement le père de cet enfant. Vous doutez de la paternité de l’enfant que porte votre compagne. Vous venez d’apprendre que vous êtes enceinte et vous avez eu des relations libres. Vous doutez de l’identité du géniteur de votre futur bébé et vous souhaitez connaître le nom du géniteur pour le bien-être de votre enfant. Vous envisagez d’utiliser la génétique pour lever le doute sur cette présomption et clarifier cette situation aux conséquences émotionnelles et juridiques lourdes. Vous vous demandez dans quel cadre vous pouvez prétendre à demander ou à effectuer un test de paternité et comment le réaliser.

La législation en France pour les tests de paternité

La législation française est très claire sur le sujet. La recherche de paternité doit être ordonnée par un juge dans le cadre d’une procédure civile pour recherche de paternité ou sa contestation. Toutefois, nul ne peut être tenu de réaliser ce type de test contre son consentement. Lorsqu’une procédure civile est déclenchée, le recours au test de paternité doit être librement consenti par les parties concernées. Concrètement, vous pouvez refuser un test de paternité même si un juge l’ordonne. Mais la personne qui exprime son opposition devra argumenter son refus auprès du magistrat. L’interprétation du refus sera à l’appréciation de celui-ci qui peut le percevoir comme un aveu de paternité.

Le test prénatal de paternité n’est pas autorisé en France. Vous devrez donc attendre la naissance de l’enfant pour prétendre à être autorisé à le faire si toutes les parties sont d’accord. La mère peut demander cette reconnaissance jusqu’à la majorité de son enfant. L’enfant, lui, peut le faire jusqu’à ses 28 ans.

Test de paternité à l’étranger : comment le réaliser?

Réaliser un test de paternité, c’est mettre en comparaison deux empreintes génétiques. Il existe deux types de prélèvement pour cette recherche :

  • les échantillons de sang du père supposé et de l’enfant
  • l’ADN : ce dernier peut être prélevé à partir de différents éléments : cheveux, poils, salive, mucus, ongle, sperme, etc.

De nombreuses sociétés étrangères proposent des tests à réaliser chez soi. La procédure est simple : vous recevez chez vous un kit d’échantillonnage pour vous permettre de récupérer les ADN concernés. Vous renvoyez le tout sous enveloppe auprès du laboratoire indiqué par la société. Quelques temps plus tard, vous recevez les résultats et leur interprétation par pli recommandé.

Vous trouverez ce genre de test facilement sur internet en tapant test adn origine par exemple. Il vous faudra vérifier la fiabilité et le sérieux de l’entreprise pour ne pas avoir un test faussé et être sûr des résultats.

Attention : ces analyses et leurs interprétations n’ont aucune valeur légale en France, car ils sont réalisés par des laboratoires étrangers. Si vous courrier est intercepté par les services de la Douane, vous risquez une amende voire plus surtout si le prélèvement n’était pas consenti.

Reconnaître ou contester est une action lourde de conséquences sur votre vie et celle de l’enfant concerné. Le recours à une action légale vous permettra de faire établir vos droits.